Hubert Védrine, ex ministre de la Justice

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Il collabore, fait des voeux pieux,
et ferme les yeux sur les suites...

Hubert Védrine, alors ministre des Affaires étrangères questionné par RFI:

RFI - Un mot sur un autre sujet, Hubert Védrine. Les autorités américaines ont annoncé, hier, qu'elles avaient l'intention de requérir le peine de mort contre M. Moussaoui, français, arrêté en liaison avec l'affaire des attentats du 11 septembre. Qu'en pensez-vous ?

Hubert Védrine - Mme Lebranchu et moi-même, nous sommes exprimés à ce sujet. D'abord, il faut rappeler que nous sommes solidaires des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme et que nous sommes donc prêts à aider les autorités judiciaires américaines. Nous l'avons fait. Nous continuerons à le faire. Nous avons un traité d'entraide judiciaire avec les Américains de décembre 1998, qui ne change pas, qui doit être appliqué. A l'intérieur de ce traité, et c'est une position de droit qui est connue, qui existe, que nous appliquons dans les cas d'extradition, nous avons décidé que les pièces transmises par la France ne devaient pas pouvoir servir à condamner à mort une personne. On sera tout à fait vigilant sur ce point. Tout en continuant à coopérer avec les Etats-Unis, globalement, dans la lutte contre le terrorisme.

 

 

 

 

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