Seul un juré a permis à Zacarias Moussaoui d'échapper à la peine de mort, selon le "Washington Post" (AP)

Publié le

WASHINGTON (AP) - Une seule voix a permis à Zacarias Moussaoui, unique inculpé pour les attentats du 11 septembre 2001, d'échapper à la peine de mort, a affirmé la présidente du jury dans l'édition de vendredi du "Washington Post".

Cette enseignante de mathématiques a expliqué que les jurés avaient voté à trois reprises (11-1, 10-2 et 10-2) en faveur de la peine capitale pour les trois chefs d'inculpation passibles d'une condamnation à mort.
Le 26 avril, au troisième jour des délibérations, la frustration du jury avait atteint son paroxysme après plusieurs votes à onze voix contre une sur un chef d'inculpation. Mais la personne en question ne s'est pas identifiée, a-t-elle poursuivi.
"Il n'y a eu aucun cri", a observé la présidente du jury. "C'était comme si un épais nuage funeste était tombé sur la salle des délibérations, et nombre d'entre nous ont réalisé que toutes nos convictions et nos conclusions étaient confrontées au veto d'une personne (...) Nous avons tenté de peser les pour et les contre. Mais je dois dire que la plupart des arguments entendus autour de la table étaient favorables" à la peine capitale.
La présidente du jury, dont le nom n'a pas été donné par le "Washington Post", explique avoir voté pour qu'il soit condamné à mort parce que, selon elle, le gouvernement avait prouvé sa culpabilité. C'est le second juré à être interviewé par le quotidien depuis la fin du procès. Un premier avait reconnu s'être prononcé pour la prison à perpétuité car il pensait que Zacarias Moussaoui n'avait joué qu'un rôle marginal dans les attentats.
La juge du tribunal d'Alexandria qui a présidé les débats lors de son procès, Leonie Brinkema, a ordonné que l'identité des jurés ne soit pas révélée. Le "Post" rapporte que la présidente du jury a contacté le journal et était interviewée sous couvert d'anonymat par un journaliste qui l'avait reconnue.
Zacarias Moussaoui a été condamné à la prison à vie, peine qu'il doit purger à la prison fédérale de haute sécurité de Florence, dans le Colorado. AP

Publié dans Dépêches

Commenter cet article

Octpik 12/05/2006 23:43

Oui mais s'il est rapatrié en France, il risque de faire beaucoup moins que la prison à vie ce qui ne serait pas conforme à la volonté du jury. Il y aurait alors trahison de la France vis-à-vis des Etats-Unis à moins, ce qui serait la meilleure solution, que Paris s'engage à ce qu'il finisse réellement ses jours en prison mais celà n'est peut-être malheureusement pas légalement possible

YKB 13/05/2006 01:49

Ce sont ses beaux principes de droits de l'homme que la France a déjà trahis avant même le procès. La perpétuité existe aussi en France quoiqu'on dise. Nombre de détenus ont dépassé leur peine de sûreté (justement en matière de terrorisme, voire les militants d'Action Directe depuis plus de 20 ans en prison et à qui on refuse toujours la grace médicale, celle meme accordée à Papon!). Je ne suis pas sûr que les QHS ou QI (quartier d'isolement) qu'ont connu Nathalie Ménigon par exemple étaient tres différents de ce que va connaitre Z. Moussaoui. L'isolement total est une torture. D'ailleurs un des membres d'AD en est devenu fou (Cipriani).Quant au jury il ne représente que lui-même et en aucune façon la Justice. Ce procès du début à la fin n'a été qu'une parodie de justice.

guy dunand 12/05/2006 13:57

J'interviens parceque je pense que la condamnation de MOUSSAOUI est pire que la peine de mort, c'est une mort lente.............
le suplice de l'incarceration a vie est sans commune mesure avec la peine de mort
Refflechissez !!!!!!!!!

YKB 12/05/2006 17:08

Effectivement, Moussaoui va etre enterré vivant. les conditions de détentions sont assimilables à  la torture. la France doit agir et demander son retour dans une prison française.