Moussaoui retire ses aveux mais trop tard (AP)

Publié le par Michael Sniffen

ALEXANDRIA, Virginie (AP) -- Condamné à la prison à vie alors qu'il s'attendait à la peine de mort, Zacarias Moussaoui demande un nouveau procès pour plaider innocent dans les attentats du 11-Septembre. Trop tard, répond la juge du tribunal fédéral d'Alexandria, en Virginie.


Le Français d'origine marocaine affirme dans la requête déposée lundi avoir menti le 27 mars en déclarant qu'il était censé détourner un cinquième avion de ligne et le précipiter sur la Maison Blanche le 11 septembre 2001, et non plus tard comme il le soutenait depuis quatre ans. Ce membre autoproclamé d'Al-Qaïda, détenu depuis le 16 août 2001, justifie son comportement par les effets de l'isolement carcéral, l'impossibilité d'obtenir un avocat musulman et son incompréhension du système judiciaire américain.

Contrairement aux souhaits du gouvernement de Washington et faute d'une décision à l'unanimité, le jury a estimé mercredi que l'unique inculpé aux Etats-Unis dans l'enquête sur les attentats-suicide à l'origine de la mort de près de 3.000 personnes ne méritait pas la peine capitale même si son silence a été à l'origine d'au moins un des décès. Le lendemain, la juge Leonie Brinkema a donc condamné Zacarias Moussaoui à la prison à vie, peine qu'il doit purger à la prison fédérale de haute sécurité de Florence, dans le Colorado
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La magistrate a souligné jeudi que l'accusé avait "renoncé au droit" à faire appel de la condamnation résultant de son plaider coupable en avril 2005.

Le Français d'origine marocaine affirme dans la requête déposée lundi avoir menti le 27 mars en déclarant qu'il était censé détourner un cinquième avion de ligne et le précipiter sur la Maison Blanche le 11 septembre 2001, et non plus tard comme il le soutenait depuis quatre ans. Ce , détenu depuis le 16 août 2001, justifie son comportement par les effets de l'isolement carcéral, l'impossibilité d'obtenir un avocat musulman et son incompréhension du système judiciaire américain. Contrairement aux souhaits du gouvernement de Washington et faute d'une décision à l'unanimité, le jury a estimé mercredi que l'unique inculpé aux Etats-Unis dans l'enquête sur les attentats-suicide à l'origine de la mort de près de 3.000 personnes ne méritait pas la peine capitale même si son silence a été à l'origine d'au moins un des décès. Le lendemain, la juge Leonie Brinkema a donc condamné Zacarias Moussaoui à la prison à vie, peine qu'il doit purger à la prison fédérale de haute sécurité de Florence, dans le Colorado.

Il peut en revanche faire appel de la sentence de prison à vie, mais "je crois que ce serait un acte de futilité", a-t-elle lancé. Lundi, elle a déclaré que les règles fédérales interdisaient de retirer son plaider coupable après le verdict.
Toutefois, les avocats commis d'office de Moussaoui expliquent dans leur requête qu'ils la soumettent quand même en raison de leurs "relations problématiques" avec leur client, qui n'a jamais coopéré avec eux, et du fait qu'ils se retirent du dossier et vont être remplacés.
"L'isolement m'a rendu hostile envers tout le monde et j'ai commencé à adopter des positions extrêmes pour combattre le système", écrit Zacarias Moussaoui, âgé de 37 ans, dans le formulaire remis au tribunal.
Sa "compréhension du système judiciaire américaine était complètement faussée", ajoute-t-il, ce qui l'a amené à plaider coupable. Mais il a été "extrêmement surpris" par le verdict.
"Je pensais être condamné à mort étant donné l'émotion et la colère contre moi après les morts du 11-Septembre, mais en (...) lisant comment les jurés ont mis de côté leurs émotions et leur dégoût pour moi afin de se concentrer sur la loi et les preuves (...) je vois maintenant que je peux bénéficier d'un procès équitable, même avec des jurés américains." Un revirement probablement trop tardif. AP

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