Délibérations ajournées au procès Moussaoui, pas de verdict (Reuters)

Publié le par Deborah Charles

ALEXANDRIA, Virginie (Reuters) - Les délibérations du jury d'Alexandria chargé de déterminer la sentence contre le Français Zacarias Moussaoui, seul accusé poursuivi pour les attentats du 11 septembre 2001, ont été ajournées et reprendront lundi.

Depuis lundi après-midi, les neuf hommes et trois femmes du jury en sont à 21 heures environ d'échanges à huis clos.
Ils doivent soupeser circonstances aggravantes et atténuantes pour décider si le Français d'origine marocaine, jugé pour complicité dans le 11-Septembre, doit être exécuté ou condamné à la prison à vie. L'unanimité est requise pour un verdict de condamnation à mort.
Un peu plus tôt dans la journée, la juge Leonie Brinkema avait réprimandé un juré qui avait vérifié la définition du mot "aggravant" dans le dictionnaire, en ajoutant toutefois que cela n'affecterait pas les délibérations du jury sur la peine à réserver au seul suspect jugé pour les attentats du 11 septembre 2001.
Ce qualificatif revient souvent dans le long questionnaire que les jurés doivent remplir pour parvenir à un verdict. Les doutes du juré pourraient indiquer que le jury peine à se mettre d'accord.


LES JURES PAS AUTORISES A ENQUETER

Brinkema a précisé qu'elle estimait, tout comme les avocats des deux camps, que cette erreur du juré ne constituait pas une "violation matérielle".
Moussaoui, 37 ans, a plaidé coupable de six chefs d'accusation de complot en relation avec les attentats du 11 septembre.
Mardi, les jurés avaient demandé à Brinkema s'ils pouvaient avoir accès à un dictionnaire, ce qui leur a été refusé. Elle leur a demandé de ne se livrer à aucune enquête indépendante.
Vendredi, le magistrat leur a relu les instructions et expliqué aux jurés qu'"aggravant signifie rendre quelque chose plus grave".
Le gouvernement a fait état, en accusant Moussaoui de divers méfaits, de circonstances aggravantes qui les rendent encore plus condamnables et tendraient à justifier une condamnation à mort.
L'accusé a lui-même dit qu'il aurait dû piloter un cinquième avion qui aurait visé la Maison blanche et a déclaré n'éprouver aucun remords quant aux attentats, ajoutant qu'il aurait souhaité voir davantage d'Américains mourir.

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