Procès Moussaoui: les délibérations reprennent (AP)

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Suspendues la veille par l'absence d'un juré malade, les délibérations ont repris aujourd'hui dans le procès de Zacarias Moussaoui. Mais la juge Brinkema a sermonné les jurés, leur demandant de ne pas consulter de dictionnaires après avoir appris que l'un d'eux avait été chercher sur Internet la définition de «circonstances aggravantes».

Le poids des circonstances aggravantes ou atténuantes est crucial dans les délibérations des jurés qui doivent décider si le Français, unique inculpé aux États-Unis dans l'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001, doit être condamné à mort ou à la prison à vie après avoir plaidé coupable de complot.

Zacarias Moussaoui ne peut être condamné à la peine capitale que si les jurés estiment à l'unanimité que les faits qui lui sont reprochés sont accompagnés d'au moins trois des circonstances aggravantes invoquées par l'accusation. Si c'est le cas, les jurés doivent également envisager les circonstances atténuantes avancées par la défense avant de prendre une décision.

Les délibérations ont été brièvement suspendues aujourd'hui quand le tribunal a appris qu'un juré avait regardé la définition d'«aggravantes» sur Internet. La juge Leonie Brinkema a décidé lors d'une audience à huis clos que ce faux-pas ne justifiait pas une interruption prolongée des délibérations, mais a demandé aux jurés de ne plus chercher de définitions.

La juge, qui avait refusé cette semaine la demande des jurés qui réclamaient un dictionnaire, a expliqué que le mot en question «veut surtout dire rendre les choses pires» et rappelé que les instructions données aux jurés définissent les circonstances aggravantes comme «des facteurs ou circonstances qui tendent à plaider pour la peine de mort».

Après l'audience, Zacarias Moussaoui a lâché à voix haute, hors de la présence des jurés, «Moussaoui, malédiction aggravante sur l'Amérique».

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