Les jurés continuent de délibérer sur le sort de Zacarias Moussaoui (AFP)

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ALEXANDRIA (AFP) - Les douze jurés au procès de Zacarias Moussaoui ont repris mardi leurs délibérations en vue de déterminer s'il doit être condamné à mort pour complicité avec les auteurs des attentats du 11-Septembre, a-t-on appris de source judiciaire.

Les neuf hommes et trois femmes qui composent le jury se sont retrouvés aux alentours de 8H30 (12H30 GMT) au tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, est), où le procès du Français de 37 ans a démarré le 6 février.

Lundi, ils ont délibéré trois heures - entre 14H30 et 17H30 - après avoir écouté les instructions de la juge sur la démarche à suivre en droit et les derniers arguments des parties.

Zacarias Moussaoui, qui revendique son appartenance à Al-Qaïda, avait été interpellé le 16 août 2001 dans le Minnesota (nord des Etats-Unis), alors qu'il prenait des cours de pilotage.

Il était en prison le jour des attentats du 11-Septembre, mais l'accusation affirme qu'il n'a "pas sa place sur cette planète" car il a empêché qu'ils soient déjoués en niant être un terroriste et avoir des complices, pour protéger les kamikazes qui ont ensuite mené les attaques.

Le 3 avril, les jurés ont déjà estimé qu'il était de ce fait "passible de la peine de mort. Lors des audiences ayant suivi, à partir du 6 avril, accusation et défense ont présenté les circonstances aggravantes ou atténuantes qui justifient pour l'une une condamnation à l'injection mortelle et pour l'autre une condamnation à la prison à vie. Les jurés n'ont pas de limite dans le temps pour délibérer. La mère de Zacarias Moussaoui, Aïcha el-Wafi est partie mardi pour Washington pour "assister à un verdict qu'elle redoute", a annoncé un de ses avocats. "Aïcha est partie, elle bouillait d'impatience, elle se sentait trop éloignée de son fils et cela suscitait beaucoup d'angoisses pour elle", a déclaré un de ses avocats, Me Patrick Baudoin, qui a précisé que Aïcha s'était envolée à bord d'un vol de United Airlines à 13H00 de Paris. "Elle redoute beaucoup ce qui va se passer et quelle que soit la décision de qui sera rendue, elle veut être là pour l'entendre, près de son fils", a ajouté l'avocat.

 

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