Moussaoui : sa famille et des proches à la barre (Europe 1)

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La défense de Zacarias Moussaoui, coupable de six chefs d'accusation de participation au complot du 11-Septembre, a appelé hier à la barre plusieurs témoins pour tenter de convaincre les 12 jurés de ne pas le condamner à mort. Espérant atténuer l'effet produit par ses déclarations lors du procès et notamment l'absence de remords, les avocats du Français l'ont dépeint sous les traits d'un schizophrène à l'enfance perturbée par un père violent.

Le Dr Xavier Amador, un expert de la schizophrénie, a dit avoir détecté cette pathologie chez Moussaoui, ajoutant que plusieurs autres experts avaient conforté son opinion. Plusieurs autres témoins, dont les deux soeurs de Moussaoui dans une vidéo, ont évoqué une enfance difficile aux mains d'un père violent qui battait les quatre frères et soeurs ainsi que leur mère. Une travailleuse sociale, Jan Vogelsang, a expliqué s'être rendue en France et au Maroc, où elle s'est entretenue avec 51 personnes, proches, enseignants, services sociaux et médecins, sur Zacarias Moussaoui. Elle a déclaré que le Français avait connu plusieurs orphelinats dans les six premières années de sa vie, période où sa mère peinait à s'occuper de ses quatre enfants tout en essayant de se séparer de son mari. Deux de ses amis d'enfance avaient fait le déplacement devant le tribunal d'Alexandria. L'un de ses amis, Gilles Cohen, a déclaré avoir plaisanté souvent avec Moussaoui sur leur amitié judéo-musulmane. Les amis de Moussaoui ont estimé qu'il avait beaucoup changé à son retour de Londres, où il est allé en 1992 faire des études de marketing international et apprendre l'anglais. Ils affirment qu'il en est revenu barbu, plus réservé, et beaucoup plus pratiquant qu'avant.

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