Les jurés du procès Moussaoui sont parvenus à un verdict (AP)

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ALEXANDRIA, Virginie (AP) -- Les jurés du procès du Français Zacarias Moussaoui, unique inculpé aux Etats-Unis dans l'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001, sont parvenus à un verdict et devaient regagner la salle d'audience pour l'annoncer vers 16h heure locale (20h GMT, 22h heure de Paris), ont annoncé les responsables du tribunal d'Alexandria.

Les 12 jurés doivent dire si le Français d'origine marocaine est passible ou non de la peine capitale.
Plus précisément, les neuf hommes et trois femmes du jury doivent décider si Moussaoui est responsable d'au moins un décès lors des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ce qui le rendrait passible de la peine de mort.
Si c'est le cas, la deuxième phase du procès s'ouvrira, afin de déterminer s'il mérite ou non d'être exécuté. Une phase qui pourrait durer plusieurs semaines, et pourrait se concentrer sur les témoignages des victimes. Si le jury considère que non, l'accusé sera automatiquement condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
Le jury avait commencé à délibérer sur le sort de Moussaoui mercredi dernier. Lors de leurs délibérations, les jurés n'ont posé qu'une seule question technique: ils cherchaient à connaître la définition d'une "arme de destruction massive". L'un des trois chefs d'accusation qui pourraient valoir la peine de mort à Moussaoui est précisément "complot en vue d'utiliser des armes de destruction massive".
A leur question, les jurés ont obtenu comme réponse qu'un avion, lorsqu'il est utilisé comme un missile -tactique employée pour les attentats du 11 septembre 2001-, remplit la définition d'une arme de destruction massive.
Zacarias Moussaoui a plaidé coupable en avril 2005 de six chefs d'accusation. Il a reconnu qu'il s'était rendu aux Etats-Unis pour participer à des attentats d'Al-Qaïda contre des bâtiments importants.
Arrêté en août 2001 à Minneapolis, dans le nord des Etats-Unis, il était incarcéré au moment des attentats. Pour autant, les procureurs estiment que les agents fédéraux auraient pu déjouer les attentats du 11-Septembre, ou au moins en limiter les conséquences, si Moussaoui avait révélé son appartenance à Al-Qaïda et ses projets terroristes lors de son arrestation et de son interrogatoire. AP

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