Moussaoui : l'avocate prépare sa réponse (Nouvel Obs.com

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L'avocate à l'origine de la crise, s'estimant diffamée après les accusations portées contre elle d'avoir enfreint la loi, prépare sa réponse.

L 'avocate à l'origine de la crise dans le procès de Zacarias Moussaoui, Carla Martin, "prépare sa réponse" afin de rétablir la vérité sur "ses intentions, sa conduite et son dévouement infatigable en faveur d'un procès équitable", a annoncé, jeudi 16 mars, son avocat.
"Mme Martin a été vicieusement diffamée par les affirmations de l'accusation et d'un assortiment d'experts journalistes", a dénoncé Roscoe Howard, rejetant notamment les déclarations selon lesquelles sa cliente aurait délibérément enfreint la loi, et qu'elle aurait agi entièrement seule.
"Seules les versions de ses accusateurs ont été présentées, et ces versions ont été acceptées comme si elles représentaient toute la vérité. Ce n'est pas le cas", ajoute-t'il. "Mme Martin prépare sa réponse. Cela va prendre du temps", annonce Roscoe Howard. Par ailleurs, jeudi matin, l'avocate a été suspendue par son employeur, l'administration américaine chargée de la sécurité dans les transports.

Violation des droits de la défense

Carla Martin avait envoyé des messages électroniques expliquant les failles de l'accusation et les moyens de les combler, à sept témoins du procès destiné à déterminer si Zacarias Moussaoui, qui a plaidé la complicité avec les auteurs des attentats du 11 septembre 2001, mérite la peine de mort.
Cette démarche dénoncée comme une violation des droits de la défense a conduit mardi la juge en charge de l'affaire, Leonie Brinkema, à annuler tout le pan de l'affaire touchant à la sécurité aérienne.
Le procès a été ajourné jusqu'à lundi.

Mercredi, l'accusation a estimé le choix de la juge "ouvertement disproportionné", "sans précédent" et "trop sévère", a demandé à la juge de revoir sa décision.
La défense de Zacarias Moussaoui a demandé à la juge de maintenir sa décision. Le gouvernement "cherche à s'absoudre des actions de ses propres employés", ont fait valoir les avocats, en évoquant "une conduite qui devrait aboutir à des poursuites pour subornation de témoin".
"Ce que le gouvernement se contente de dire, en fait, c'est que la cour aurait dû exercer différemment son pouvoir discrétionnaire", ont-ils estimé

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