La mère de Moussaoui : "Il ne reviendra jamais"

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Dans une interview à Marie Claire, la mère de Zacarias Moussaoui regrette que son fils soit devenu un "islamiste radical".

 

Aïcha el-Wafi affirme lundi 16 janvier qu'elle "sait" que son fils "ne reviendra jamais" en France. La mère de Zacarias Moussaoui, le Français qui plaide coupable de complicité dans les attentats du 11 septembre 2001 et qui risque la peine de mort ne "lui pardonne pas d'être devenu un islamiste radical".

Dans un interview au mensuel Marie Claire, Aïcha el-Wafi, la mère de Zacarias Moussaoui, 37 ans, dont le procès débutera le 6 février devant le tribunal fédéral d'Alexandria (banlieue de Washington) avec la sélection des jurés avant des audiences en mars, annonce qu'elle sera "tous les jours" à l'audience".

Zacarias Moussaoui a plaidé coupable fin avril des six chefs d'inculpation retenus contre lui, dont quatre sont passibles de la peine de mort.
Dans son interview, sa mère raconte qu'elle a vu pour la dernière fois son fils, arrêté un mois avant les attentats du 11 septembre 2001, dans sa cellule américaine en novembre 2002.
Depuis, précise Aïcha el-Wafi, 59 ans, qui vit à Narbonne (Aude), explique qu'elle a le droit de lui parler au téléphone une fois par mois depuis décembre 2002, mais qu'elle ne lui a plus parlé depuis le 12 avril 2005 "juste avant qu'il ne plaide coupable".

"Pardon, je me suis trompé"

La mère de Zacarias Moussaoui craint que son fils "n'accepte n'importe quelle condamnation pour obtenir une reconnaissance des islamistes", ajoutant : "J'ai très peur qu'il ne s'offre comme martyr".
Aïcha el-Wafi, mère de quatre enfants, assure qu'elle n'avait pas "plus vu" son fils depuis 1997 et que ce dernier a basculé dans l'islamisme radical en 1990 à la suite d'une rencontre avec l'une de ses cousines marocaines "qui appartenait au mouvement égyptien des Frères Musulmans".
"Mon fils est coupable d'avoir été naïf, de s'être fait embobiner par les extrémistes, affirme la mère de Zacarias Moussaoui, qu'il a été complètement lâché par les islamistes".

"Je ne lui pardonne pas d'être devenu un islamiste radical, ajoute-t-elle, et je crois que j'aurais du mal à lui accorder mon pardon, sauf, si un jour, il me dit : 'Maman, je me suis trompé'".
"Rien ne sera plus jamais comme avant. Je vendrai ma maison, car pour moi, elle sera toujours la maison de mes enfants, celle de Zacarias, et je sais qu'il ne reviendra jamais", conclut-elle.

 

 

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