Pourquoi faut-il sauver Moussaoui ?

-   Parce que le rejet du terrorisme ne doit pas nous faire oublier notre opposition toute aussi résolue à la peine de mort.
-   Parce qu'une sentence édictant la mort pour intention criminelle, sans qu'il y ait eu passage à l'acte, constituerait un précédent aux Etats-Unis et dans les pays se réclamant de l'état de droit. Zacarias -rappelons-le - était en prison au moment des faits (depuis août 2001 pour expiration de visa)
-   Parce que la justice, où qu'elle s'exerce, doit être équitable et transparente, fondée sur la recherche de la vérité, et non sur une quelconque vengeance d'un Etat frustré de n'avoir pu trouver plus de coupables.
-   Parce que la France l'a lâché, pire, elle a accepté l'entraide judiciaire avec les Etats-Unis alors même que la peine de mort est requise.
-   Parce que Zacarias Moussaoui
qui s'est ainsi fourvoyé dans l'islam radical, se trouvera sans doute peu de défenseurs
.
-   Parce que condamner à mort Moussaoui serait en faire un martyr. Quel effet la peine de mort peut elle avoir sur des personnes la souhaitant plus que tout. Ou souhaite-t-on générer de nouvelles vocations ?
-   Parce que Moussaoui a été contredit par tous les membres d'Al Qaida qui ont témoigné. Jamais pour eux il n'a été question que Moussaoui participe aux attentats du 11 septembre. Ces responsables le jugeaient "peu fiable" et "colérique". Les déclarations de Moussaoui sur Richard Reid ont de plus toutes été démenties.
-   Parce que pour le FBI lui-même, "il est hautement improbable qu'il soit impliqué dans les opérations du 11 septembre 2001"
-   Parce que qu'il est impossible de se fonder sur ce qui serait arrivé si Moussaoui avait parlé. En août 2001, il existait un rapport alarmant sur l'accusé, aucune mesure n'a pourtant été prise.
-   Parce que des agents du FBI ont décrit l'incompétence du gouvernement à réagir
. L'agent Harry Samit dit ainsi avoir tenté sans succès à "70 reprises" d'alerter sa hiérarchie avant le 11-Septembre (voir également Greg Jones).
-   Parce que les violations des droits de la défense
ont été dans ce procès selon les termes même de la juge Brinkema "monumentales". La réquisition de la peine de mort aurait dû plusieurs fois être annulée.

Contact : moussaouiblog@yahoo.fr

Pétition nationale : Nous les prenons sous notre protection !
Vendredi 21 avril 2006 5 21 /04 /Avr /2006 12:17

Nouveaux témoignages jeudi de proches de victimes du 11-Septembre, opposés à la condamnation à mort de Zacarias Moussaoui.

Les proches de victimes du 11 septembre opposés à la condamnation à mort de Zacarias Moussaoui ont témoigné jeudi 20 avril pour le deuxième jour en faveur du Français, unique inculpé aux Etats-Unis dans les attentats qui ont fait près de 3.000 morts en 2001.
Ils ont expliqué au tribunal fédéral d'Alexandria, en Virginie, qu'ils ne cherchaient pas la vengeance, ou que Moussaoui n'était pas le bon coupable. Il sera exécuté ou emprisonné à vie, selon le choix des 12 jurés qui entameront leurs délibérations la semaine prochaine.
Les avocats du Français d'origine marocaine, qui dit appartenir à Al-Qaïda, espèrent encore pouvoir contrebalancer l'impact des témoignages déchirants d'une quarantaine de personnes citées par l'accusation.

Le cas Reid

Ils ont notamment présenté un document révélant que l'administration Bush ne disposait d'aucune preuve montrant que Richard Reid, l'homme qui avait essayé de faire exploser un avion reliant Paris à Miami, en 2001, devait participer aux attentats du 11 septembre, comme l'avait affirmé Zacarias Moussaoui.


Richard Reid purge une peine de perpétuité dans une prison de sécurité maximale à Florence (Colorado) pour avoir tenté de faire sauter en vol un avion d'American Airlines avec des explosifs cachés dans l'une de ses chaussures.
Le mois dernier, Zacarias Moussaoui avait affirmé que Richard Reid et lui devaient détourner un cinquième avion le 11 septembre 2001 pour le faire s'écraser sur la Maison Blanche.
Par ailleurs, l'un des témoins de la défense, Andrea LeBlanc, du New Hampshire, a expliqué jeudi comment elle avait vécu la mort de son époux Robert, professeur retraité de géographie, qui se trouvait à bord de l'avion des United Airlines précipité par les pirates de l'air contre la seconde tour du World Trade Center de New York le 11 septembre 2001.

"Jamais de mots de colère"

Ce n'est que plusieurs heures après avoir regardé les attentats à la télévision qu'elle a découvert que son mari était l'un des passagers. Elle a dû l'annoncer à ses enfants. "Il n'y a jamais de mots de colère, de récriminations ou de recherche de la vengeance", a déclaré cette opposante à la guerre en Afghanistan et en Irak.
Les témoins n'ont pas le droit de s'exprimer pour ou contre la peine de mort pour l'accusé, mais leurs propos traduisent leur opinion sur la question,à l'exemple de Marilynn Rosenthal, professeure de médecine, qui a perdu son fils Josh dans le World Trade Center.
Sa famille, a-t-elle dit, ne veut pas "être prise dans un tourbillon de chagrin et de colère". Elle a ajouté à l'extérieur du tribunal que "Moussaoui (était) la mauvaise personne à juger". "Il y a des gens détenus par le gouvernement américain qui sont les instigateurs centraux" des attentats alors que le rôle de l'accusé n'a été que "marginal", a-t-elle poursuivi.

"Peur de faire un martyr de Moussaoui"

Mais pour Debra Burlingame, dont le frère Charles pilotait l'avion détourné qui s'écrasa sur le Pentagone, les proches de victimes du 11 septembre témoignant pour la défense se trompent. "La peur de faire un martyr de Moussaoui en l'exécutant démontre une incompréhension de la culture de mort du jihad" (guerre sainte pour les musulmans), a-t-elle estimé.


La défense tente par ailleurs de saper la crédibilité de son client en le présentant comme un déséquilibré.
Moussaoui, qui se trouvait en prison au moment des attentats, assure qu'il lutte pour sa vie mais il s'est à deux reprises félicité de ces attaques et lance régulièrement insultes à l'encontre des Etats-Unis et des Occidentaux et louanges à Al-Qaïda et son chef Oussama ben Laden.

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Jeudi 20 avril 2006 4 20 /04 /Avr /2006 22:56

Après avoir ferraillé plus de deux jours avec l'accusation sur la santé mentale de Zacarias Moussaoui, la défense est revenue, mercredi 19 avril, sur le 11 septembre 2001. Devant les jurés de la cour fédérale d'Alexandria, en Virginie, qui décideront de la vie ou de la mort de l'accusé, les avocats ont fait à nouveau témoigner des proches de victimes des attaques contre New York et Washington.

Mais cette fois, au lieu, comme les procureurs, de mettre en scène les peines et les souffrances, il s'agissait, par contraste, de souligner l'absence de haine, la volonté de ne pas céder au désir de vengeance de familles opposées à la peine de mort. L'exercice est délicat, car les témoins n'ont pas le droit de donner leur opinion sur la sentence. Il fallait faire passer auprès du jury un message presque subliminal.

Robin Theurkauf y est parvenue avec un mélange de sincérité, de spontanéité et d'émotion retenue. Mère de trois enfants, son mari Tom, analyste financier, a été tué dans l'effondrement de la tour sud du World Trade Center (WTC), à New York. Elle a reconnu "avoir traversé des années difficiles" et "toujours su que l'espèce humaine est capable du pire". "Mais nous sommes tous des enfants de Dieu, aimés par Dieu." A la sortie du tribunal, redevenue libre de ses propos, elle s'est déclarée "catégoriquement opposée à la peine de mort".
Alternant humour et gravité, Orlando Rodriguez, professeur de criminologie, a évoqué devant le jury son fils Greg, mort lui aussi à New York. "Je veux me souvenir de lui comme d'une personne capable d'établir facilement un contact avec tout le monde. Il considérait les gens avant tout comme des êtres humains, indépendamment de leurs origines, leurs croyances et leurs pensées."
"CHERCHER DES EXPLICATIONS"
Un pasteur, Donald Bane, a, chose rare, fait rire le tribunal en parlant des plus jeunes années de son fils Michael Andrew qui "était dans l'école, mais pas à l'école". Après une fugue, des petits boulots, Michael Andrew reprendra des études, passera des diplômes universitaires et finira vice-président du courtier en assurances Marsh McLennan, qui avait des bureaux au WTC. "Je ne voulais pas m'enfermer dans les sentiments de peine, de rage, de colère, et les nourrir. Vous ne pouvez pas nier ressentir cela, mais vous pouvez le surmonter. Vous avez le choix. En commençant par chercher des explications." M. Bane appartient aujourd'hui à un programme de dialogue entre chrétiens et musulmans. "Il ne s'agit pas seulement de parler de religion, mais de ce que nous avons en commun comme êtres humains."

Marilynn Rosenthal, sociologue médicale dont le fils Josh a péri dans le WTC, a aussi voulu comprendre. "Nous avons tous eu ce sentiment dans ma famille qu'il nous fallait dépasser cette immense peine. Nous avons voulu comprendre qui étaient les pirates de l'air, ce qu'est Al-Qaida et quelle doit être la réponse politique au terrorisme." Hors du tribunal, elle a ajouté : "Moussaoui n'est pas le bon coupable. Il y a des personnes aux mains du gouvernement américain qui sont les vrais organisateurs du 11-Septembre." Mme Rosenthal a entrepris d'écrire un livre mêlant les destins de son fils et du terroriste qui a précipité l'avion sur la tour où il se trouvait.
Anthony Aversano a perdu son père à New York le 11 septembre 2001. "J'ai décidé de ne pas donner une autre victoire à la terreur en cédant à la peur et à la haine."
Le procès ayant pris du retard, le jury ne commencera pas à délibérer avant lundi 24 avril.
Eric Leser
Par Eric Leser - Publié dans : Articles de presse
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Jeudi 20 avril 2006 4 20 /04 /Avr /2006 21:21

ALEXANDRIA, Virginie (AP) - Les proches de victimes du 11-Septembre opposés à la condamnation à mort de Zacarias Moussaoui ont témoigné jeudi pour le deuxième jour en faveur du Français, unique inculpé aux Etats-Unis dans les attentats qui ont fait près de 3.000 morts en 2001.

Ils ont expliqué au tribunal fédéral d'Alexandria, en Virginie, qu'ils ne cherchaient pas la vengeance, ou que Moussaoui n'était pas le bon coupable. Il sera exécuté ou emprisonné à vie, selon le choix des 12 jurés qui entameront leurs délibérations la semaine prochaine.
Les avocats du Français d'origine marocaine, qui dit appartenir à Al-Qaïda, espèrent encore pouvoir contrebalancer l'impact des témoignages déchirants d'une quarantaine de personnes citées par l'accusation.

L'un des témoins de la défense, Andrea LeBlanc, du New Hampshire, a expliqué jeudi comment elle avait vécu la mort de son époux Robert, professeur retraité de géographie, qui se trouvait à bord de l'avion des United Airlines précipité par les pirates de l'air contre la seconde tour du World Trade Center de New York le 11 septembre 2001.

Ce n'est que plusieurs heures après avoir regardé les attentats à la télévision qu'elle a découvert que son mari était l'un des passagers. Elle a dû l'annoncer à ses enfants. "Il n'y a jamais de mots de colère, de récriminations ou de recherche de la vengeance", a déclaré cette opposante à la guerre en Afghanistan et en Irak.

Les témoins n'ont pas le droit de s'exprimer pour ou contre la peine de mort pour l'accusé, mais leurs propos traduisent leur opinion sur la question, à l'exemple de Marilynn Rosenthal, professeure de médecine, qui a perdu son fils Josh dans le World Trade Center.
Sa famille, a-t-elle dit, ne veut pas "être prise dans un tourbillon de chagrin et de colère". Elle a ajouté à l'extérieur du tribunal que "Moussaoui (était) la mauvaise personne à juger". "Il y a des gens détenus par le gouvernement américain qui sont les instigateurs centraux" des attentats alors que le rôle de l'accusé n'a été que "marginal", a-t-elle poursuivi.

Mais pour Debra Burlingame, dont le frère Charles pilotait l'avion détourné qui s'écrasa sur le Pentagone, les proches de victimes du 11-Septembre témoignant pour la défense se trompent. "La peur de faire un martyr de Moussaoui en l'exécutant démontre une incompréhension de la culture de mort du jihad" (guerre sainte pour les musulmans), a-t-elle estimé.

La défense tente par ailleurs de saper la crédibilité de son client en le présentant comme un déséquilibré. Moussaoui, qui se trouvait en prison au moment des attentats, assure qu'il lutte pour sa vie mais il s'est à deux reprises félicité de ces attaques et lance régulièrement insultes à l'encontre des Etats-Unis et des Occidentaux et louanges à Al-Qaïda et son chef Oussama ben Laden. AP

Par Matthew Barakat - Publié dans : Dépêches
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Jeudi 20 avril 2006 4 20 /04 /Avr /2006 21:14
ALEXANDRIA (AFP) - Les avocats de Zacarias Moussaoui ont achevé jeudi la présentation des circonstances atténuantes visant à épargner au Français une condamnation à mort pour les attentats de 2001, en décrédibilisant, avec un document, les affirmations de leur client.

L'accusation dispose d'un "droit de réponse", lui permettant d'appeler encore des témoins, probablement des spécialistes qui argueront que Moussaoui n'est pas atteint d'une maladie mentale. Après les réquisitions et plaidoiries finales, les jurés se retireront pour délibérer en vue d'un verdict, sans doute en début de semaine prochaine.

Le document qui a été présenté jeudi au tribunal par les avocats de Moussaoui atteste que Richard Reid, l'"homme aux chaussures piégées", ne devait pas participer aux attentats du 11-Septembre, comme l'avait affirmé le Français, qui revendiquait aussi un rôle dans ces attaques.

Ce Britannique qui purge une peine de prison à vie dans le Colorado, avait tenté de faire sauter un vol entre Paris et Miami, en décembre 2001, à l'aide de chaussures piégées. Lors de sa première intervention devant les jurés au tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, est), Zacarias Moussaoui avait affirmé qu'il devait participer aux attentats en projetant un avion contre la Maison Blanche, alors qu'il avait toujours nié auparavant devoir participer à ces attaques.

Il a ensuite déclaré que son ami Richard Reid, était son "second". Plus tard, il a aussi indiqué que ce dernier n'était pas au courant. Mais dans le document présenté par la défense et résumant des informations classifiées dont l'accusation admet la validité, cette version est démentie.

Non seulement Richard Reid n'avait pas connaissance, à l'avance, des attentats du 11-Septembre, mais aucune information n'indique qu'il devait y participer. "Il est très improbable que Reid ait fait partie de cette opération", indique le document en citant deux experts du FBI (police fédérale) dont l'identité n'est pas révélée. Ces spécialistes notent que Richard Reid avait établi un testament en faveur de Moussaoui et ne devait donc, logiquement, pas mourir avec lui. Les avocats de Zacarias Moussaoui ont ainsi cherché à décrédibiliser leur client et prouver que sa revendication d'un rôle dans les attentats du 11-Septembre était purement fantaisiste. Le Français de 37 ans risque la peine de mort ou la prison à vie pour complicité avec les auteurs des attentats. L'accusation estime que s'il n'avait pas menti lors de son arrestation en août 2001, en niant être en terroriste et avoir des complices aux Etats-Unis, les attentats auraient pu être prévenus.

La défense a aussi présenté jeudi des témoignages de proches des victimes des attentats du 11-Septembre en faveur du Français. Ces témoins ont évoqué leur tristesse mais aussi leur volonté de "réconciliation",de "compassion", de "compréhension". Ils n'ont pas le droit, en vertu de la loi fédérale, d'exprimer ouvertement devant les jurés leur position sur la peine de mort. Mais, en témoignant pour la défense, c'est bien contre cette peine qu'ils cherchent à s'exprimer.

Ainsi Andrea LeBlanc, petite femme aux cheveux gris très lisses, a expliqué que son mari Bob, géographe et grand voyageur tué à bord d'un des avions détournés, cherchait toujours à "connaître et comprendre les souffrances des gens".

Paula Shapiro, qui a perdu un fils, a espéré qu'il n'était pas mort en vain souhaitant que ses valeurs et celles de son pays, "la justice, la compréhension, la compassion", prévalent. La défense du Français avait précédemment fait entendre deux spécialistes - un psychologue et un psychiatre - qui ont affirmé que Zacarias Moussaoui était atteint d'une schizophrénie, autre circonstance atténuante pour la défense.

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Jeudi 20 avril 2006 4 20 /04 /Avr /2006 00:21

Les avocats de la défense ont appelé à la barre des proches de victimes des attentats du 11 septembre 2001.

 
 
AU TRIBUNAL, c'est la seule qui ne porte pas de costume sombre. Robe bleue électrique à col de dentelles blanches, Alice Hoagland a l'air d'une petite fille de 50 ans. «Mon fils était un professionnel de la communication, il m'a appris à m'exprimer librement.» Il est mort le 11 septembre 2001 dans l'avion qui s'est écrasé dans un champ de Pennsylvanie.
 
C'est à ce titre qu'elle a décidé de prendre la parole à la barre des témoins parmi ceux qui défendent des circonstances atténuantes pour Zacarias Moussaoui. Elle n'est pas systématiquement opposée à la peine de mort, mais souhaite, dans le cas du Français accusé de complicité avec les auteurs des attaques du 11 Septembre, qu'il soit condamné à une peine de prison à perpétuité «pour faire preuve de plus de compassion qu'il ne nous en a montré.» C'était déjà, en ouverture du procès, l'argument de l'avocat de la défense Edward MacMahon : demander aux jurés un verdict qui soit significatif «de ce que nous sommes plus que de ce qui il est».
 
Les proches des victimes cités ne peuvent pas directement appeler les jurés à un verdict, mais la présence d'Alice Hoagland à la barre aura du poids. Son fils n'est pas une victime anonyme des attentats : Mark Bingham, 31 ans, faisait partie du quatuor parti à l'assaut du cockpit du vol 93. Les jurés ont entendu l'enregistrement de la dernière demi-heure du vol, leurs efforts et ceux des terroristes pour déstabiliser l'appareil et se débarrasser d'eux. D'autres proches ont déjà commencé à présenter à la barre un autre visage du deuil du 11 Septembre que celui qu'avaient montré les victimes citées par l'accusation. «On veut tous que quelque chose de positif sorte de ce qui est arrivé à Josh» tué dans les attentats, a expliqué sa mère, Marilynn Rosenthal.
 
«J'ai eu l'impression d'être face à une statue de cire»
 
Elle organise une conférence annuelle pour comprendre les origines des attaques. Sa famille fait aussi des petits gâteaux qui portent le surnom du disparu. «J'aurais dû vous en apporter» dit-elle aux jurés, provoquant un éclat de rire.
 
Lundi, Fabrice Guillin et Gilles Cohen, deux amis de Zacarias Moussaoui étaient venus de France raconter leurs souvenirs de jeunesse avec lui. «J'ai eu l'impression d'être au Musée Grévin, face à une statue de cire», a raconté Gilles Cohen, «glacé» en sortant de la salle du tribunal après avoir essayé en vain de croiser le regard de l'accusé. Fabrice Guillin s'est effondré en larmes après son témoignage. Une femme d'une cinquantaine d'années s'est approchée d'eux et les a pris dans ses bras. «Je trouve ça tellement courageux de leur part de ne pas laisser le passé se faire empoisonner par ce qui est arrivé depuis», a expliqué Phyllis Rodriguez, dont le fils Greg a été tué au World Trade Center. «Embrassez Aïcha de ma part, leur a-t-elle demandé à propos de la mère de Moussaoui. Mon fils à moi est mort ; je suis obligé d'aller de l'avant. Tandis qu'Aïcha est coincée.» Orlando Rodriguez, son mari, a aussi l'intention de témoigner dans le cadre des circonstances atténuantes pour la défense.
 
Guillemette Faure
Par Guillemette Faure - Publié dans : Articles de presse
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Mercredi 19 avril 2006 3 19 /04 /Avr /2006 23:09

ALEXANDRIA (AFP) - Des proches de victimes du 11-Septembre ont témoigné mercredi au tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, est) en faveur de Zacarias Moussaoui, qui risque la peine de mort pour sa complicité avec les auteurs des attentats.

"Dans notre famille, nous avions tous un sentiment très fort que nous ne devions pas nous laisser piéger par la tristesse", a déclaré Marilynn Rosenthal, invitée à témoigner par la défense, qui a perdu son fils Josh, de 44 ans, dans les attentats.

Zacarias Moussaoui, jugé depuis le 6 février au tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, est) pour complicité avec les auteurs des attentats, n'avait pourtant exprimé que mépris pour les victimes, se réjouissant de la souffrance et exprimant même son souhait d'autres attentats. Mais cela n'a pas empêché des victimes, opposées à la peine de mort, de venir à sa rescousse. Les témoins de la défense comme ceux de l'accusation n'ont pas le droit de déclarer ouvertement à l'audience leur préférence entre la peine de mort ou la réclusion criminelle à perpétuité, mais leur choix de témoigner pour l'une ou l'autre des parties donne une indication de leur souhait pour le verdict.

"Nous voulions que quelque chose de bon (de ce drame) soit tiré pour nous (...) et pour notre pays", a ajouté Mme Rosenthal, qui est de confession juive, devant les jurés. Cette sociologue âgée de 75 ans, a d'ailleurs depuis entrepris d'écrire un livre où elle relate le destin de son fils et celui du kamikaze qui a détourné l'avion projeté contre la tour du World Trade Center où il se trouvait, avant qu'ils se croisent dans la mort. "La peine de mort, c'est ajouter plus de violence à la violence. C'est un désir de vengeance, mais que peut-on accomplir avec cela", avait-elle déclaré dimanche à l'AFP, acceptant de répondre à des questions à condition que ses déclarations ne soient pas diffusées avant son audition au procès. Le livre, qui est encore en cours de rédaction, a pour l'instant pour titre "11-Septembre, au-delà de la vengeance".

"Il faut avancer, et accomplir des choses positives", avait-elle déclaré dimanche. C'est ce même message qu'a voulu faire passer, toujours sans s'exprimer sur la peine de mort directement, Robin Theurkauf, veuve de Tom, tué dans l'effondrement de la tour sud du World Trade Center, mère de trois enfants à l'époque âgés de 9, 11 et 12 ans. "Mes enfants avaient le coeur brisé", a expliqué cette jolie femme à la chevelure blonde ondulée et aux traits fins. "L'espèce humaine a des défauts, elle est déchirée (...) mais nous sommes tous des enfants de Dieu et aimés par Dieu", après avoir souligné que la violence avait cours depuis toujours. L'accusation avait exposé pendant quatre jours des images de cadavres, de tours en feu, de corps carbonisés et fait venir plus de trente proches de victimes, de même que des blessés, pour exposer l'énorme souffrance entraînée par les attaques. La défense, dans le cadre de sa présentation des "circonstances atténuantes" fait ainsi passer un autre message, d'espoir et de main tendue, alors que le procès touche à sa fin. Dans les annales de la
justice pénale américaine de tels témoignages de victimes pour des accusés sont sans doute très rares.

Auparavant, les avocats de Zacarias Moussaoui avaient appelé à la barre un psychologue et un psychiatre, qui ont assuré qu'il était atteint d'une schizophrénie, autre circonstance atténuante. Ils ont également exposé mercredi matin son glissement dans un islam extrémiste à Londres, au début des années 1990. Il manquait d'affection, de repères et a erré à Londres sans le sou, a expliqué le psychologue spécialiste des phénomènes sectaires Paul Martin. Ce Français d'origine Marocaine avait eu une enfance marquée par des problèmes familiaux et, comme d'autres Français issus de l'immigration et acculturés, il représentait une proie facile pour Al-Qaïda, selon l'expert. L'audience devait se poursuivre jusqu'en début de soirée et reprendre jeudi

Par YKB - Publié dans : Articles de presse
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Mercredi 19 avril 2006 3 19 /04 /Avr /2006 12:39

ALEXANDRIA, Virginie (Reuters) - Zacarias Moussaoui est un schizophrène paranoïaque qui croit que le président George Bush va le libérer de prison d'ici deux ans, a déclaré un psychologue appelé à témoigner dans la dernière ligne droite de son procès pour participation aux attentats du 11 septembre 2001.

Xavier Amador, un expert de la schizophrénie, a déclaré au jury dont dépend la survie de Moussaoui qu'il était parvenu à cette conclusion à l'issue de dizaines d'entretiens avec l'accusé et après avoir lu les nombreuses requêtes qu'il a adressées à la cour depuis 2002.
Amador a ajouté avoir été conforté dans son diagnostic par un entretien animé, d'une durée d'une heure, qu'il a eu avec Moussaoui en 2004, et deux de ses interventions au tribunal.

Ce Français d'origine marocaine, seule personne inculpée pour le 11-Septembre, a plaidé coupable de six chefs d'accusation de complot en vue des attentats. Ses avocats n'ont plus que quelques jours pour convaincre les 12 jurés de ne pas le condamner à mort et de se contenter de la réclusion à perpétuité. Leur principale ligne de défense est l'instabilité mentale de Moussaoui.

Amador, selon qui Moussaoui a refusé de nombreuses demandes d'entretien ces dernières années, a décrit avec précision l'une de ses rencontres avec l'accusé, en juin 2004.
Le psychologue dit s'être tenu devant la cellule où était détenu Moussaoui, dans le tribunal, ce dernier lui crachant de l'eau dessus une dizaine de fois avant qu'il ne consente à se calmer.

"SUR A 100%" D'ETRE LIBERE

Il affirme en outre que Moussaoui a montré par la suite des symptômes classiques de schizophrénie tels que des mouvements d'humeur soudains et une incapacité à retenir des informations.
Moussaoui a également dit au psychologue avoir rêvé d'un pardon que Bush lui accorderait avant la fin de son mandat, qui serait assorti en outre d'une autorisation de quitter les Etats-Unis.

L'accusé a confié à Amador qu'il était "sûr à 100%" de sa libération par Bush. L'expert dit avoir parlé à plusieurs gardiens de prison qui affirment que Moussaoui parle de ce rêve et annonce qu'il va être libéré quasi-quotidiennement.

"L'arrogance consistant à dire 'je sais que telle chose va se produire' (...) est un exemple de croyance psychotique illusoire", a déclaré Amador.
Moussaoui a évoqué ce rêve lors d'un récent témoignage. Il a également contredit de précédentes déclarations selon lesquelles il n'était pas impliqué dans les attentats, en affirmant qu'il devait précipiter un avion sur la Maison blanche dans le cadre du complot.
Selon l'expert, ce témoignage confirme la schizophrénie de Moussaoui et montre que, comme beaucoup de personnes souffrant de cette pathologie, il lui arrive de n'afficher pendant un certain temps aucun symptôme et tente parfois de cacher son état.
"Moussaoui veut absolument avoir l'air normal", a déclaré Amador. "Il est déterminé à se présenter comme quelqu'un qui ne souffre pas d'une maladie mentale comme d'autres membres de sa famille." Le père et les deux soeurs de Moussaoui souffriraient eux aussi de schizophrénie ou de maladies similaires.
La défense présentera ses derniers témoins cette semaine et le jury commencera à délibérer au début de la semaine prochaine.

Par Deborah Charles - Publié dans : Dépêches
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Mardi 18 avril 2006 2 18 /04 /Avr /2006 23:24

ALEXANDRIA, Virginie (AP) - Zacarias Moussaoui souffre de schizophrénie paranoïaque: c'est du moins ce qu'affirme un psycholoque appelé à témoigner lundi et mardi par la défense dans le procès du Français jugé passible de la peine de mort pour son rôle présumé dans les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Les conclusions de Xavier Amador s'appuient en partie sur l'observation des agissements et des écrits de l'unique inculpé dans l'enquête sur les attentats. Il a précisé devant le tribunal fédéral d'Alexandria que l'élément décisif, pour établir ce diagnostic, avait été une rencontre en avril 2005 avec le Français au cours de laquelle Moussaoui avait craché de l'eau sur lui à plusieurs reprises et avait semblé s'adresser à lui-même.
Xavier Amador a expliqué que la visite avait duré environ une heure et que Moussaoui lui avait demandé de s'en aller durant la majeure partie de l'entretien. Le psychologue a confié avoir observé l'accusé en train de se parler à lui-même d'une façon qui ne ressemblait pas à une prière.
Quand Xavier Amador a refusé de s'en aller, Moussaoui a craché de l'eau dans sa direction plus d'une dizaine de fois avec de se résigner à accepter sa présence, selon le témoin.
Moussaoui s'est alors plaint que les gardiens aient fait un usage excessif de la force pour l'emmener de sa cellule au tribunal fédéral. D'après Xavier Amador, il a également déclaré que le président américain George W. Bush allait le libérer de prison.
Le psychologue s'est dit persuadé que Zacarias Moussaoui souffrait d'un trouble de la pensée et de délire. Il a précisé que son diagnostic se basait en partie sur les conclusions d'autres experts, mais aussi sur une analyse des agissements et des écrits de Moussaoui sur plusieurs années.
Autre preuve d'un trouble mental, pour le psychologue: Zacarias Moussaoui pense que ses avocats désignés par la justice veulent sa mort. L'accusé a par le passé déclaré qu'il pensait que tous les Américains, dont ses défenseurs, souhaitaient le tuer.
Les experts de l'accusation sont parvenus à des conclusions différentes de celles de Xavier Amador et devraient témoigner au cours de la semaine. Ils ont pu examiner l'accusé, qui a refusé de coopérer avec Xavier Amador ou tout autre spécialiste.
Fidèle à son attitude négative, Moussaoui a tourné en dérision le témoignage faisant état de sa schizophrénie. Il avait déjà déclaré devant le tribunal qu'il ne voulait pas finir dans un donjon comme Hannibal Lecter, le meurtrier en série cannibale du "Silence des Agneaux".
Les avocats de la défense affirment que leur client a des hallucinations et ont évoqué ses propos faisant état la semaine dernière d'un rêve dans lequel le président Bush le libérerait de prison avant la fin de sa condamnation à la réclusion à perpétuité.
Les jurés du tribunal fédéral d'Alexandria doivent déterminer si Moussaoui doit être condamné à mort ou à la réclusion à perpétuité sans possibilité de liberté conditionnelle. Telles sont les options qui se présentent à eux depuis que le Français d'origine marocaine a plaidé coupable de conspiration.
Les jurés ont déjà décidé que Moussaoui était passible de la peine de mort, estimant que les mensonges qu'il a dits aux agents fédéraux un mois avant les attaques terroristes avaient empêchés ces derniers d'identifier et d'arrêter certains pirates de l'air.
Ils ont considéré que le Français, par ses actes, avait causé la mort d'au moins une personne le 11 septembre 2001, ce qui le rend éligible pour la peine capitale. AP
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Mardi 18 avril 2006 2 18 /04 /Avr /2006 22:32
ALEXANDRIA (AFP) - Les jurés au procès de Zacarias Moussaoui ont continué mardi à examiner le "magnifique cerveau d'un terroriste", selon l'expression du Français, dont les avocats s'efforcent de démontrer la schizophrénie afin de lui éviter la peine de mort.

"A beautiful terrorist mind!" (un magnifique cerveau de terroriste), a lancé Zacarias Moussaoui lors d'une suspension d'audience au tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, est), après le départ de la juge et des jurés.

Le psychologue américain d'origine cubaine Xavier Amador, appelé par la défense, venait de passer plus d'une heure à démontrer que Moussaoui est atteint de schizophrénie, comme ses deux soeurs aînées. Cette schizophrénie, si elle était confirmée, pourrait permettre à l'accusé de bénéficier de "circonstances atténuantes" et lui épargner une condamnation à mort.

Le Français de 37 ans, qui risque la peine de mort ou la prison à vie pour complicité avec les auteurs des attentats du 11-Septembre, a repris à son compte, en le déformant, le titre d'un film américain "A beautiful mind" (Un homme d'exception). L'un de ses avocats, Gerald Zerkin, y avait fait référence le 6 avril, expliquant aux jurés que comme John Nash, le mathématicien prix Nobel d'économie dont le film raconte la vie, on pouvait être doté d'une intelligence supérieure, avoir l'air normal, et être atteint de schizophrénie. Thèse reprise mardi par Xavier Amador: parfois, Moussaoui "est complètement normal, comme en ces moments", a-t-il noté en le regardant, alors que l'accusé, toujours en combinaison verte, écoutait sans s'énerver le spécialiste le décrire comme un "paranoïaque" et un "mégalomaniaque". Moussaoui a toujours nié être atteint de la moindre maladie mentale et refuse de s'entretenir avec les médecins qui lui sont adressés par ses avocats commis d'office. Il a en revanche accepté de rencontrer un psychiatre travaillant pour l'accusation. Bien qu'il ait pris la parole à deux reprises au cours de son procès, le 27 mars et le 13 avril, de manière froide et posée, tout indique qu'il est malgré tout malade, selon Xavier Amador. Ainsi, la négation de la maladie est l'un des symptômes classiques, a-t-il expliqué, de même que le fait que Moussaoui soit persuadé que ses avocats cherchent à le tuer. En 2002, a-t-il expliqué, Moussaoui n'acceptait les documents provenant de ses avocats que s'ils avaient transité d'abord par le bureau du ministère public, autre exemple de son mental tortueux. Moussaoui avait à l'époque tenté d'assurer seul sa défense, alors que même le "manuel du terroriste d'Al-Qaïda" conseillait à ses membres d'accepter des avocats commis d'office. Le psychologue a aussi affirmé avoir assisté à une scène pendant laquelle Moussaoui a eu un comportement "psychotique". Il se trouvait alors dans une cellule du tribunal, où il avait été amené pour une audience. Moussaoui parlait dans sa barbe, murmurant notamment "j'ai le droit de me protéger". Lorsque le psychologue a tenté d'instaurer un dialogue avec lui, il a craché de l'eau sur lui, à de nombreuses reprises, avant d'affirmer que les gardes avaient cherché à le tuer. Lors du contre-interrogatoire, un des procureurs, David Novak a tenté de déstabiliser M. Amador en mettant en avant son manque d'honnêteté vis-à-vis des règles du tribunal interdisant aux experts des parties de s'exprimer publiquement. Or, a démontré M. Novak, le psychologue s'est exprimé à quatre reprises dans les médias. L'accusation pourrait se servir de cette démonstration pour porter atteinte à la crédibilité de ce témoin clef de la défense. L'audience devait se poursuivre toute la journée. Les délibérations des jurés devraient commencer dès cette semaine.

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Mardi 18 avril 2006 2 18 /04 /Avr /2006 22:20
ALEXANDRIA (AFP) - Zacarias Moussaoui a ironisé mardi sur son "magnifique cerveau de terroriste", alors qu'un éminent psychiatre venait de passer plus d'une heure à démontrer sa schizophrénie devant le tribunal d'Alexandria (Virginie, est).

"A beautiful terrorist mind!" (Un magnifique cerveau de terroriste), a lancé le Français lors d'une suspension d'audience, après le départ de la juge et des jurés. Zacarias Moussaoui, qui risque la peine de mort pour complicité avec les auteurs des attentats du 11-Septembre, a ainsi repris à son compte, en le déformant, le titre du film "A beautiful mind" (Un homme d'exception) de Ron Howard.

L'un de ses avocats, Gerald Zerkin, y avait fait référence le 6 avril, expliquant aux jurés que, comme le héros de ce film sorti en 2002, le mathématicien John Nash, on pouvait être doté d'une intelligence supérieure et être à la fois atteint de schizophrénie. Auparavant, la défense a poursuivi l'audition de Xavier Amador, psychologue spécialiste de cette pathologie, qui a expliqué pourquoi il était persuadé que le Français était atteint de schizophrénie paranoïaque.

L'audience devait se poursuivre toute la journée. Zacarias Moussaoui comparaît depuis le 6 février devant le tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, est), non loin de Washington. En avril 2005, il a plaidé coupable de complicité avec les kamikazes du 11-Septembre et risque au minimum de ce fait la réclusion à perpétuité, sans libération possible. Les délibérations des jurés en vue d'un verdict devraient commencer dès cette semaine.

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- Hubert Védrine et Marylise Lebranchu se sont longtemps cachés derrière un refus de l'aide consulaire de Z. Moussaoui pour ne pas agir (lors de la demande, il n'était alors question que de visa expiré).

- Comme le gouvernement précédent, le suivant a accepté l'entraide judiciaire avec les Etats-Unis au mépris total des principes de la France sur la peine de mort. Procureurs américains et agents du FBI ont ainsi pu venir enquêter en France pour recueillir des témoignages à charge contre Moussaoui.

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