Pourquoi faut-il sauver Moussaoui ?

-   Parce que le rejet du terrorisme ne doit pas nous faire oublier notre opposition toute aussi résolue à la peine de mort.
-   Parce qu'une sentence édictant la mort pour intention criminelle, sans qu'il y ait eu passage à l'acte, constituerait un précédent aux Etats-Unis et dans les pays se réclamant de l'état de droit. Zacarias -rappelons-le - était en prison au moment des faits (depuis août 2001 pour expiration de visa)
-   Parce que la justice, où qu'elle s'exerce, doit être équitable et transparente, fondée sur la recherche de la vérité, et non sur une quelconque vengeance d'un Etat frustré de n'avoir pu trouver plus de coupables.
-   Parce que la France l'a lâché, pire, elle a accepté l'entraide judiciaire avec les Etats-Unis alors même que la peine de mort est requise.
-   Parce que Zacarias Moussaoui
qui s'est ainsi fourvoyé dans l'islam radical, se trouvera sans doute peu de défenseurs
.
-   Parce que condamner à mort Moussaoui serait en faire un martyr. Quel effet la peine de mort peut elle avoir sur des personnes la souhaitant plus que tout. Ou souhaite-t-on générer de nouvelles vocations ?
-   Parce que Moussaoui a été contredit par tous les membres d'Al Qaida qui ont témoigné. Jamais pour eux il n'a été question que Moussaoui participe aux attentats du 11 septembre. Ces responsables le jugeaient "peu fiable" et "colérique". Les déclarations de Moussaoui sur Richard Reid ont de plus toutes été démenties.
-   Parce que pour le FBI lui-même, "il est hautement improbable qu'il soit impliqué dans les opérations du 11 septembre 2001"
-   Parce que qu'il est impossible de se fonder sur ce qui serait arrivé si Moussaoui avait parlé. En août 2001, il existait un rapport alarmant sur l'accusé, aucune mesure n'a pourtant été prise.
-   Parce que des agents du FBI ont décrit l'incompétence du gouvernement à réagir
. L'agent Harry Samit dit ainsi avoir tenté sans succès à "70 reprises" d'alerter sa hiérarchie avant le 11-Septembre (voir également Greg Jones).
-   Parce que les violations des droits de la défense
ont été dans ce procès selon les termes même de la juge Brinkema "monumentales". La réquisition de la peine de mort aurait dû plusieurs fois être annulée.

Contact : moussaouiblog@yahoo.fr

Pétition nationale : Nous les prenons sous notre protection !
Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 14:41
Le chef d'Al-Qaida, Oussama Ben Laden, a disculpé le Français Zacarias Moussaoui de toute complicité dans les attentats du 11 septembre 2001, dont il assume l'entière responsabilité, dans un message adressé au peuple américain, mis en ligne mardi 23 mai.
"Je suis personnellement responsable de l'attribution des rôles aux dix-neuf frères pour mener ces conquêtes, et je n'ai pas chargé le frère Zacarias d'être avec eux dans cette mission", déclare Ben Laden dans ce message audio diffusé par le site As-Sahab, organe habituel du réseau terroriste. "Zacarias Moussaoui n'a aucun lien" avec ces attaques, insiste Ben Laden, dont une photo apparaît sur l'écran du site islamiste et dont les propos sont systématiquement traduits en anglais.

"Les aveux selon lesquels il était chargé de participer à ces conquêtes sont nuls et non avenus. Aucune personne sensée ne peut douter que [ces aveux] sont le résultat des pressions exercées sur lui durant quatre ans et demi", poursuit le chef d'Al-Qaida. "Si ces pressions sont levées et s'il recouvre son état normal, il reconnaîtra la vérité que j'ai énoncée", estime Ben Laden, qui se propose d'apporter son "témoignage sur les prisonniers musulmans détenus chez" les Américains et de dévoiler "les vérités détestées par l'administration américaine".


"AUCUN LIEN AVEC AL-QAIDA"

Parmi ces "vérités", il rappelle que "le frère Moussaoui a été arrêté deux semaines avant ces événements". "S'il était au courant de la moindre information sur le groupe du 11-Septembre, nous aurions demandé à l'émir Mohammed Atta [un des 19 kamikazes] et à ses frères de quitter l'Amérique immédiatement avant que [leur projet] ne soit dévoilé".
Zacarias Moussaoui a plaidé coupable le 22 avril 2005 de complicité avec les auteurs de ces attentats. Il a été condamné le 4 mai à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité dans ces attentats. Le 8 mai, il a tenté de revenir sur ses aveux, mais sa demande a été rejetée.
Ben Laden a également affirmé que les prisonniers détenus dans la base américaine de Guantanamo, à Cuba, "n'ont aucun lien avec les événements du 11-Septembre" et que "bon nombre d'entre eux n'ont aucun lien avec Al-Qaida".
"Tous les détenus à Guantanamo, qui ont été faits prisonniers en 2001 et dans la seconde moitié de 2002, et dont le nombre se compte par centaines, n'ont aucun lien avec les événements du 11-Septembre. Le plus étrange, c'est que bon nombre d'entre eux n'ont pas de lien avec Al-Qaida. Plus étrange encore : certains d'entre eux s'opposent à l'orientation d'Al-Qaida appelant à combattre l'Amérique", affirme Ben Laden.
"Je cite encore le cas de ceux qui travaillaient dans des organisations de secours, comme Abou Abdel Aziz Al-Mutrafi, ou dans les médias, comme Sami Al-Haj ou Tayssir Allouni [deux journalistes de la chaîne qatarie Al-Jazira], qui a été fait prisonnier à l'incitation de l'administration américaine", note Ben Laden.

"TELLE EST LA VOIE DE LA PAIX"

"En définitive, tous les prisonniers, à l'exception de deux frères (...), n'ont aucun lien avec les événements du 11-Septembre et ne savaient rien à leur sujet. Cette vérité est connue par [le président américain, George W.] Bush et son administration, mais ils évitent d'en parler pour des raisons que les personnes sensées n'ignorent pas", poursuit-il.
"Parmi ces raisons : trouver des justifications aux énormes dépenses, par centaines de milliards [de dollars], consacrées au ministère de la défense et d'autres organismes dans leur guerre contre les moudjahidins", dit Ben Laden.
"Peut-être qu'un jour, des Américains aimant la justice et l'équité viendront [au pouvoir]. Telle est la voie de la paix et de la sécurité, si vous les voulez", a-t-il conclu en guise de menace implicite contre les Américains.
Dans ses dernières lettres sonores, en janvier 2006, après un silence de plus d'un an, et en avril 2006, Ben Laden avait menacé de nouveau les Etats-Unis ainsi que les pays ayant diffusé des caricatures du prophète Mahomet.
Ben Laden s'est manifesté sur une cassette vidéo pour la dernière fois le 29 octobre 2004, menaçant les Etats-Unis de nouveaux attentats et accusant le président George Bush de "négligences" durant les attaques du 11 septembre 2001.
Le message diffusé mardi par As-Sahab a été authentifié par les services de renseignement américains."A la suite d'une analyse technique de l'enregistrement, il en a été conclu que la voix est bien celle d'Oussama ben Laden", a déclaré une porte-parole de la CIA.
Avec AFP
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Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 12:59

PARIS (AFP) - Le chef d'al-Qaïda, Oussama ben Laden, a disculpé le Français Zacarias Moussaoui de toute complicité dans les attentats du 11 septembre 2001, dont il assume l'entière responsabilité, dans un message adressé au peuple américain, mis en ligne mardi."Je suis personnellement responsable de l'attribution des rôles aux 19 frères pour mener ces conquêtes et je n'ai pas chargé le frère Zacarias d'être avec eux dans cette mission", a déclaré ben Laden dans ce message audio diffusé par As-Sahab, organe habituel du réseau terroriste.

"Zacarias Moussaoui n'a aucun lien" avec ces attaques, a insisté ben Laden, dont une photo apparaît sur l'écran du site islamiste et dont les propos sont systématiquement traduits en anglais.

"Les aveux selon lesquels il était chargé de participer à ces conquêtes sont nuls et non avenus. Aucune personne sensée ne peut douter que (ces aveux) sont le résultat des pressions exercées sur lui durant quatre ans et demi", a déclaré le chef d'al-Qaïda.

"Si ces pressions sont levées et s'il recouvre son état normal, il reconnaîtra la vérité que j'ai énoncée", a affirmé ben Laden qui s'est proposé d'apporter son "témoignage sur les prisonniers musulmans détenus chez" les Américains et dévoiler "les vérités détestées par l'administration américaine".

Parmi ces "vérités", il rappelle que "le frère Moussaoui a été arrêté deux semaines avant ces événements". "S'il était au courant de la moindre information sur le groupe du 11 septembre, nous aurions demandé à l'émir Mohammed Atta (l'un des 19 kamikases) et à ses frères de quitter l'Amérique immédiatement avant que (leur projet) ne soit dévoilé", dit-il. Zacarias Moussaoui a plaidé coupable le 22 avril 2005 de complicité avec les auteurs de ces attentats. Il a été condamné le 4 mai à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité dans ces attentats. Le 8 mai, il a tenté de revenir sur ses aveux, mais sa demande a été rejetée. Ben Laden a également affirmé que les prisonniers détenus dans la base américaine de Guantanamo (Cuba) "n'ont aucun lien avec les événements du 11 septembre" et que "bon nombre d'entre eux n'ont aucun lien avec al-Qaïda". "Tous les détenus à Guantanamo qui ont été faits prisonniers en 2001 et dans la deuxième moitié de 2002, et dont le nombre se compte par centaines, n'ont aucun lien avec les événements du 11 septembre. Le plus étrange, c'est que bon nombre d'entre eux n'ont pas de lien avec al-Qaïda. Plus étrange encore: certains d'entre s'opposent à l'orientation d'al-Qaïda appelant à combattre l'Amérique", dit-il. "Je cite encore le cas de ceux qui travaillaient dans des organisations de secours, comme Abou Abdel Aziz Al-Mutrafi, ou dans les médias, comme Sami al-Haj ou Tayssir Allouni (ndlr: deux journalistes de la chaîne qatariote Al-Jazira), qui a été fait prisonnier à l'incitation de l'administration américaine", a poursuivi ben Laden. "En définitive, tous les prisonniers, à l'exception de deux frères (...), n'ont aucun lien avec les événements du 11 septembre et ne savaient rien à leur sujet. Cette vérité est connue par (le président américain George W.) Bush et son administration, mais ils évitent d'en parler pour des raisons que les personnes sensées n'ignorent pas", a-t-il déclaré. "Parmi ces raisons: trouver des justifications aux énormes dépenses, par centaines de milliards (de dollars), consacrées au ministère de la Défense et d'autres organismes dans leur guerre contre les moudjahidine", a-t-il dit. "Peut-être qu'un jour, des Américains aimant la justice et l'équité viendront (au pouvoir). Telle est la voie de la paix et de la sécurité, si vous les voulez", a-t-il conclu en guise de menace implicite aux Américains. Dans ses dernières lettres sonores en janvier 2006, après un silence de plus d'un an, et en avril 2006, ben Laden avait menacé de nouveau les Etats-Unis ainsi que les pays ayant diffusé des caricatures du prophète Mahomet. Ben Laden s'est manifesté sur une cassette vidéo pour la dernière fois le 29 octobre 2004 où il menaçait les Etats-Unis de nouveaux attentats et accusait le président George Bush de "négligences" durant les attaques du 11 septembre 2001. Le message diffusé mardi par As-Sahab n'a pas encore été authentifié par les services de renseignement américains, mais selon un responsable du contre-terrorisme, qui a requis l'anonymat, il n'y a pas de raisons de douter de son authenticité. "Ce que je voudrais dire à ce stade, c'est qu'il n'existe pas de raisons de douter qu'elle est authentique", a-t-il dit.

Par Habib TRABELSI - Publié dans : Dépêches
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Mercredi 24 mai 2006 3 24 /05 /Mai /2006 12:41

Dans une cassette audio diffusée sur le Net, le chef d'Al-Qaeda affirme que Zacarias Moussaoui n'était pas le 20ème terroriste du 11 septembre • Il revendique l'entière responsabilité de l'organisation des attentats

Ben Laden est de retour. Un mois, jour pour jour, après sa dernière irruption audio, le chef d'Al-Qaeda est intervenu à nouveau pour disculper Zacarias Moussaoui, toujours par cassette audio interposée, de toute responsabilité dans les attentats du 11 septembre 2001. «Je suis personnellement responsable de l'attribution des rôles aux dix-neuf frères pour mener ces conquêtes et je n'ai pas chargé le frère Zacarias d'être avec eux dans cette mission. Les aveux selon lesquels il était chargé de participer à ces conquêtes sont nuls et non-avenus. Aucune personne sensée ne peut douter que (ces aveux) sont le résultat des pressions exercées sur lui durant quatre ans et demi. Si ces pressions sont levées et s'il recouvre son état normal, il reconnaîtra la vérité que j'ai énoncée», déclare-t-il dans cette «lettre» sonore dont les «services» américains ne voient pas de raison de douter de l'authenticité.

Oussama ben Laden, dont une photo apparaît sur l'écran de As-Sahab, un site Internet habituel d'Al-Qaeda et d'autres organisations islamistes, en veut pour preuve que «les membres du 11/9 étaient divisés en deux groupes: des pilotes et des groupes devant aider chaque pilote à maîtriser l'avion». «Dans la mesure où Zacarias Moussaoui apprenait encore le pilotage, il n'était pas le numéro 20 des groupes d'assistance, précise-t-il. Moussaoui (...) ne pourra pas citer les noms du groupe chargé de l'assister pour la simple raison qu'il n'existait pas dans la réalité. Par ailleurs, le frère Moussaoui a été arrêté deux semaines avant ces événements. S'il était au courant de la moindre information sur le groupe du 11 septembre, nous aurions demandé à l'émir Mohammed Atta et à ses frères de quitter l'Amérique immédiatement avant que (leur projet) ne soit dévoilé.»
Le Français a été condamné le 4 mai à Alexandria à la réclusion criminelle à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle. Un seul juré s'était opposé à la peine capitale. Moussaoui avait plaidé coupable, le 22 avril, de complicité avec les auteurs des opérations kamikazes contre New York et Washington. Devant purger sa peine à l'isolement dans une prison de très haute sécurité du Colorado, il s'était rétracté au lendemain de sa condamnation, réclamant un nouveau procès, auprès de la cour d'appel de Richmond, la plus conservatrice du pays. «Je vois maintenant qu'il est possible d'avoir un procès juste, même avec des jurés américains. Je ne savais rien et je ne faisais pas partie du complot», avait-il fait valoir dans un document transmis au tribunal par ses avocats. La juge chargée de l'affaire, Leonie Brinkema, a immédiatement rejeté sa demande.
Ben Laden ne se contente pas de disculper le premier condamné pour les attentats du 11 septembre. Dans son message intitulé «De Oussama ben Mohammed ben Laden au peuple américain», il décharge aussi les détenus de Guantanamo. «A l'exception de deux frères, ils n'ont aucun lien avec le 11 septembre.» Et d'ajouter: «Le plus étrange, c'est que bon nombre d'entre eux n'ont pas de lien avec Al-Qaeda. Plus étrange encore: «Certains d'entre s'opposent à l'orientation d'Al-Qaeda appelant à combattre l'Amérique.» Pourquoi George Bush préfère-t-il «ignorer ces vérités»? Pour le chef terroriste, la réponse va de soi: le président américain veut «trouver des justifications aux centaines de milliards de dollars affectés au ministère de la Défense et à d'autres organismes dans leur guerre contre les moudjahidine».
Ben Laden s'était manifesté sur une cassette vidéo pour la dernière fois le 29 octobre 2004. Il y menaçait les Etats-Unis de nouveaux attentats et accusait le président George W. Bush de «négligences» durant les attaques du 11 septembre. Sa dernière cassette audio remonte, elle, au 23 avril 2006. Il appelait notamment ses partisans à «se préparer à une guerre de longue durée» au Darfour et dénonçait la mise à l'écart par les pays occidentaux du gouvernement palestinien dirigé par le Hamas. Son nouveau message semble surtout obéir à une volonté de montrer qu'il suit toujours l'actualité avec attention et qu'il n'entend pas laisser réécrire l'histoire du 11-Septembre par des subalternes d'Al-Qaeda. Avec, comme à son habitude un appel aux Américains pour qu'ils se débarrassent de Bush: « Peut-être qu'un jour, des Américains aimant la justice et l'équité viendront (au pouvoir). Telle est la voie de la paix et de la sécurité, si vous les voulez.»
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Mardi 23 mai 2006 2 23 /05 /Mai /2006 15:04
 DOUBAI - Oussama ben Laden affirme dans un enregistrement audio diffusé mardi soir que le Franco-Marocain Zacarias Moussaoui n'a aucun lien avec les attentats du 11 septembre 2001.
Moussaoui, seul suspect jugé par la justice américaine pour participation aux attentats de New York et Washington, a été condamné au début du mois à la réclusion criminelle à perpétuité par le tribunal d'Alexandria, en Virginie.
Dans cet enregistrement audio mis en ligne sur un site internet, Ben Laden assure que Moussaoui n'a jamais été impliqué dans la préparation ni l'exécution des attentats contre le World Trade Center et le Pentagone.
Il ajoute avoir personnellement assigné leurs tâches aux 19 membres des commandos qui sont passés à l'action le 11 septembre.
"La vérité est qu'il n'a de lien d'aucune sorte avec les événements du 11 septembre. Je suis certain de mes dires, puisque j'étais responsable des tâches assignées à nos 19 frères", peut-on entendre sur cet enregistrement, dont la voix est assimilable à celle du leader d'Al Qaïda.
L'authenticité de l'enregistrement n'a pu être vérifiée, mais le site sur lequel il a été mis en ligne est fréquemment utilisé par la nébuleuse islamiste.
Moussaoui a été condamné le 4 mai dernier puis transféré dans la prison de sécurité maximale de Florence, dans le Colorado, où il purgera sa peine dans un isolement total.
Le ressortissant français, qui est âgé de 37 ans, avait plaidé coupable l'an dernier d'avoir été mêlé à la préparation des attentats du 11 septembre 2001.
Mais il a donné des versions contradictoires de son rôle supposé, se présentant tantôt comme le 20e membre des commandos, tantôt comme chargé du détournement d'un cinquième avion, qui n'a jamais eu lieu.
Après l'annonce du verdict, Moussaoui a fait appel.
Dans un court communiqué diffusé le 12 mai, ses avocats déclarent qu'il souhaite un réexamen du jugement et de la condamnation prononcés le 4 mai, ainsi que de la décision de la juge Leonie Brinkema lui refusant de revenir sur son plaider coupable afin d'obtenir un nouveau procès.
Moussaoui a été arrêté quelques semaines avant les attentats du 11 septembre 2001 pour infraction aux lois sur l'immigration. Il prenait alors des cours de pilotage d'avions de ligne.
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Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 18:14
WASHINGTON (AFP) - Le Français Zacarias Moussaoui, condamné pour complicité avec les auteurs du 11-Septembre, a commencé samedi à purger sa peine de réclusion criminelle à perpétuité, sans possibilité de libération, dans une prison de sécurité maximale dans le Colorado (ouest).

Surnommée "Supermax" pour "sécurité maximale" ou "l'Alcatraz" des Rocheuses, la prison de Florence, en plein désert, dans le Colorado, où le Français est désormais incarcéré, renferme les plus grands ennemis publics des Etats-Unis.

Moussaoui, membre revendiqué d'Al-Qaïda, va côtoyer, sans jamais les croiser, les conspirateurs du premier attentat contre le World Trade Center, en 1993: Omar Abdul Rahman, Ramzi Youssef et Ahmed Ajaj, ou encore le Britannique Richard Reid, condamné en 2003 pour avoir voulu faire exploser un avion Paris-Miami.

Le Français, "immatriculé 51427-054", est arrivé dans la prison samedi à 03H17 heure locale (09H17 GMT), selon un communiqué des services pénitentiaires du ministère de la Justice. Le condamné a été extrait vendredi soir du centre de détention d'Alexandria, en Virginie (est), où il était enfermé depuis le début de son procès, le 6 février. Il a été transféré dans le Colorado à bord d'un petit avion de la compagnie Con Air chargée de transporter les détenus aux Etats-Unis, ont indiqué les services de sécurité judiciaires (US Marshals), dans un bref communiqué distinct.

"Il a à présent commencé à purger sa peine de prison à vie sans possibilité de libération", ajoutent les US Marshals. Le Français, âgé de 37 ans, doit être maintenu à l'isolement dans cette prison de très haute sécurité pour le reste de sa vie, sans possibilité de libération conditionnelle. Située dans le complexe pénitentiaire de Florence, une petite ville des Rocheuses de 3.400 habitants à 160 km au sud de Denver, la prison a été construite en 1994 avec pour règle cardinale la séparation absolue des détenus. Elle renferme actuellement 398 détenus "parmi les plus violents du pays, les plus agités et les plus enclins à s'évader", précise encore le département de la Justice. Chacun des prisonniers est confiné 23 heures sur 24 dans une cellule individuelle de 3,5 mètres sur 2. Les détenus "sont dans une bulle de sécurité, dans un environnement stérile, isolés du monde extérieur et du monde de la prison", avait expliqué à l'audience James Aiken, ancien cadre de l'administration pénitentiaire. "Moussaoui ne le sait pas encore mais dans de telles conditions, son état va se détériorer. J'ai observé ces détenus pendant 40 ans, je peux vous dire qu'avec le temps, ils pourrissent", avait-il assuré.

Le transfert de Moussaoui intervient alors que le Français, qui a échappé à la peine de mort, a tenté successivement cette semaine de revenir sur ses aveux et de faire appel de sa condamnation. Lundi, il est revenu sur sa déclaration de culpabilité, démentant avoir joué un rôle dans les attentats du 11 septembre 2001, mais la juge chargée de l'affaire à Alexandria, Leonie Brinkema, a immédiatement rejeté sa demande "trop tardive". Il avait plaidé coupable, en avril 2005, de complicité avec les auteurs des attentats, qui ont fait près de 3.000 morts. Vendredi, le Français a fait simultanément appel de ce rejet et de la peine de réclusion criminelle à perpétuité que le jury lui a infligée le 4 mai. Mais la cour d'appel compétente, celle de Richmond (Virginie), est la plus conservatrice du pays, et plusieurs spécialistes des questions de justice s'accordent à dire que ses chances sont extrêmement faibles d'obtenir une révision. Après trois mois de procès, destiné à fixer la peine, le tribunal fédéral d'Alexandria a rejeté la condamnation à mort et l'a condamné à la peine minimale: la réclusion criminelle à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle.

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Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 18:10

WASHINGTON (AP) -- Zacarias Moussaoui, seul inculpé et condamné pour les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, a été transféré samedi dans la prison de très haute sécurité de Florence (Colorado) où il doit purger sa peine de réclusion à vie.


"Il a commencé à purger sa peine de prison à vie sans possibilité de libération", a annoncé un communiqué l'U.S Marshals Service, agence fédérale chargée notamment du convoyage des détenus et de la recherche des fugitifs.
Le Français d'origine marocaine, encadré par des agents du service, a été transféré tôt samedi matin par avion du centre de détention d'Alexandria (Virginie) à la prison de Florence, à 145km au sud-ouest de Denver. Moussaoui, 37 ans, passera 23 heures par jour dans sa cellule de cette prison de sécurité maximale, dite "supermax", et aura peu ou pas de contacts avec les autres prisonniers.
Construite en 1985, cette prison d'un étage a été conçue pour les détenus autrefois envoyés à Marion, dans l'Illinois, établissement qui a lui-même été utilisé pour abriter les condamnés d'Alcatraz lorsqu'elle a fermé ses portes en 1963.

Ce centre abrite de nombreux terroristes, dont Theodore Kaczynski, surnommé "Unabomber", l'auteur d'une série d'attentats par colis piégé ayant fait trois morts et 23 blessés sur plusieurs années; Ramzi Youssef, responsable du premier attentat contre le World Trade Center en 1993; ou Terry Nichols, le complice de Timothy McVeigh, exécuté en juin 2001, pour celui d'Oklahoma City en avril 1995.
A Florence, Moussaoui "retrouvera" également Richard Reid, qui avait tenté de faire sauter un avion d'American Airlines le 22 décembre 2001 avec des chaussures bourrées d'explosifs. Le Français a affirmé lors de son procès qu'ils étaient tous deux censés détourner un cinquième avion le 11 septembre 2001 pour le précipiter contre la Maison Blanche.
Insonorisées, les cellules de la prison sont conçues de façon à ce que les détenus ne puissent se voir. Chacune d'entre elles a une fenêtre longue et étroite donnant sur d'autres murs de l'établissement ou la petite cour bétonnée.
Les prisonniers bénéficient d'une "sortie" d'une heure chaque jour pour manger ou jouer au basket-ball ou au base-ball. En cas de bonne conduite, certains ont parfois accès à des plages de détente plus longues. Ils peuvent prendre des cours via une télévision en circuit fermée. Les messes ont lieu dans une petite chapelle.

Certaines voix se sont élevées pour dénoncer les conditions inhumaines des "supermax", arguant qu'elles pourraient entraîner dépressions ou maladies mentales.

Vendredi, Zacarias Moussaoui a fait appel de sa condamnation à la prison à vie ainsi que du rejet de sa demande de nouveau procès. Cet appel a été déposé en son nom, devant la 4e Cour d'appel des Etats-Unis, par ses avocats commis d'office dans un texte très bref de quelques lignes. Il est la suite logique de sa décision de revenir sur ses aveux et de sa volonté désormais de plaider innocent dans l'éventualité, improbable, d'un nouveau procès.

Dans cette notification d'appel, le Français d'origine marocaine demande aux juges d'appel d'infirmer le jugement et la peine rendus le 4 mai par le jury populaire, mais aussi la décision prise quatre jours plus tard par la juge Leonie Brinkema. En effet, le 8 mai, la juge du tribunal d'Alexandria (Virginie), Leonie Brinkema, a rejeté une requête de Moussaoui par laquelle le condamné souhaitait revenir sur sa décision de plaider coupable et annonçait sa volonté de plaider innocent en cas de nouveau procès. AP

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Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 18:09

 WASHINGTON - Zacarias Moussaoui, qui a fait appel de sa condamnation à la prison à vie pour complicité dans les attentats du 11 septembre 2001, a été transféré dans la nuit de vendredi à samedi dans une prison du Colorado considérée comme l'une des plus sûres du monde.

Selon des responsables américains, le Français d'origine marocaine a été extrait de sa cellule de la prison d'Alexandria, en Virginie, pour gagner par avion le pénitencier de haute sécurité de Florence, surnommé l'"Alcatraz des Rocheuses".
La seule personne inculpée aux Etats-Unis pour son implication dans les attentats suicide de 2001 a voyagé sous escorte policière.
Vendredi soir, les avocats du Français âgé de 37 ans annonçaient que leur client souhaitait un réexamen du jugement et de la condamnation prononcés le 4 mai, ainsi que de la décision de la juge Leonie Brinkema lui refusant de revenir sur son plaider coupable afin d'obtenir un nouveau procès.
Après sa condamnation, Moussaoui était revenu sur ses déclarations selon lesquelles il devait participer aux attentats du 11 septembre 2001. Lors de son procès, il s'était présenté comme le pilote d'un cinquième avion, qui, selon lui, aurait dû être écrasé sur la Maison blanche.
Lorsqu'il avait plaidé coupable en 2005, le Français affirmait faire partie d'un commando censé commettre une deuxième vague d'attentats au moyen d'avions de ligne détournés.
Condamné à la réclusion à perpétuité par la justice américaine, Moussaoui passera le reste de ses jours dans une cellule de béton de 3,5 mètres sur deux, pratiquement privé de tout contact avec ses semblables.
Il passera 23 heures sur 24 à l'isolement dans sa cellule insonorisée, meublée presque entièrement d'éléments en béton, tels qu'un tabouret, un bureau et un lit surmonté d'un fin matelas. La pièce est également équipée de toilettes et d'une douche.
FERS AUX PIEDS
Tout déplacement s'effectue avec des fers aux pieds et les mains menottées dans le dos.
Chaque détenu dispose en outre d'un petit poste de télévision noir et blanc branché sur un réseau interne qui diffuse des cours sur des sujets tels que les techniques de maîtrise des émotions, la littérature ou des offices religieux de différentes confessions, retransmis depuis la petite chapelle de la prison.
Une unique heure d'exercice, toujours seul, lui sera permise dans une autre pièce de béton.
Moussaoui ne devrait rencontrer que très rarement d'autres détenus, si jamais il en croise.
Parmi les quelque 400 pensionnaires de la prison de Florence, figure notamment Richard Reid, alias "Shoebomber", maîtrisé le 22 décembre 2001 à bord d'un vol Paris-Miami alors qu'il tentait de mettre à feu les explosifs dissimulés dans ses chaussures.
Omar Abdel-Rahman, "le cheikh aveugle" condamné pour le premier attentat contre le World Trade Center, en 1993, Theodore Kaczynski, dit "Unabomber", ou encore Terry Nichols, impliqué dans l'attentat d'Oklahoma City, en 1995, purgent également leurs peines dans cet établissement qui figure dans le Livre Guinness des records au titre de prison la plus sûre du monde.
Le bâtiment est équipé de 1.400 portes en acier commandées à distance, de nombreux détecteurs de mouvements et autres caméras. Outre les chiens qui y montent la garde, l'espace qui sépare la prison du mur d'enceinte est balayé par des faisceaux laser et truffé de capteurs de pression.
Plusieurs mouvements de défense des droits de l'homme militent contre ces conditions de détention, sources disent-ils de troubles psychologiques tels que dépression, anxiété, paranoïa ou hallucinations.

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Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 17:22

Après avoir déposé lundi une motion, rejetée par la juge Léonie Brinkema, revenant sur ses aveux, Zacarias Moussaoui a décidé, vendredi 12 mai, de faire appel du jugement le condamnant à la prison à perpétuité. Il a saisi la cour d'appel fédérale de Richmond (Virginie) et veut obtenir un nouveau procès, indiquant que ses aveux de participation à la préparation des attaques d'Al-Qaida du 11 septembre 2001 étaient "des mensonges".

La juge avait rejeté cette demande "trop tardive", le code de procédure pénale interdisant de revenir sur un "plaider coupable" après le prononcé de la peine. De l'avis de juristes, Moussaoui n'aurait quasiment aucune chance d'obtenir gain de cause auprès de la cour d'appel. Ayant plaidé coupable, il ne peut que faire appel de la sentence. Or il a été condamné à la plus faible des deux possibles : la prison à vie ou la peine de mort.

Par ailleurs, le Washington Post révèle qu'un seul juré a fait pencher la balance contre la peine de mort. Celle-ci requérait l'unanimité. "C'était intense. Nous avons été plusieurs à réaliser qu'une seule personne opposait un veto à toutes nos conclusions. Je dois dire que la plupart des arguments entendus étaient en faveur de la peine de mort", explique la présidente du jury, professeur de mathématiques.
Elle indique que les témoignages de Moussaoui s'accusant d'être venu aux Etats-Unis pour faire s'écraser un avion sur la Maison Blanche étaient peu crédibles. Et les arguments de la défense présentant l'accusé comme un malade mental peu convaincants. "La plupart d'entre nous,a-t-elle ajouté, avons trouvé Moussaoui intelligent, habile et manipulateur."


Eric Leser
Par Eric Leser - Publié dans : Articles de presse
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Samedi 13 mai 2006 6 13 /05 /Mai /2006 09:46
WASHINGTON (AFP) - Zacarias Moussaoui, revigoré par une toute nouvelle confiance dans le système judiciaire américain, a tenté cette semaine de revenir sur ses aveux, avant de se tourner vers la cour d'appel de Richmond (Virginie), la plus conservatrice du pays, pour réclamer un nouveau procès.

Le Français, membre revendiqué d'Al-Qaïda, a été condamné le 4 mai par le tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, est) à la réclusion criminelle à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle, pour sa complicité dans les attentats du 11-Septembre, qui ont fait près de 3.000 morts.

Il devrait purger sa peine dans une prison de très haute sécurité du Colorado (ouest), où il sera maintenu à l'isolement.

Lundi, il a tenté de revenir sur sa déclaration de culpabilité, mais la juge chargée de l'affaire à Alexandria, Leonie Brinkema, a immédiatement rejeté sa demande. Vendredi, le Français a fait appel de ce rejet et de la peine qui lui a été infligée.

"Ce n'est pas une surprise. Quiconque se voit condamné à une longue peine de prison fait appel. Rien n'empêche d'essayer", a commenté Eugene Fidell, spécialiste des questions de justice en temps de guerre. "Mais je pense que ses chances d'obtenir une révision sont très faibles, extrêmement faibles même. Je ne parierais vraiment pas là-dessus", a-t-il estimé.

"Il perd son temps", a tranché Kevin McNally, avocat spécialisé dans le droit criminel fédéral, en précisant que la procédure pourrait prendre des mois mais que l'appel serait rejeté.

En effet, la réclusion à perpétuité est la peine minimale pour les chefs d'inculpation que Moussaoui a reconnus en plaidant coupable le 22 avril 2005.

Le procès destiné à fixer la peine a duré trois mois, à l'issue desquels le jury a rejeté le 3 mai la condamnation à mort. L'unanimité était requise pour infliger la peine capitale et, selon les propos de la présidente du jury au Washington Post, un seul juré s'y est opposé. Le lendemain, la juge Brinkema a prononcé la peine, et quatre jours après, elle s'est simplement appuyée sur le code de procédure pénale fédérale, qui interdit de retirer un "plaider-coupable" après la condamnation, pour balayer d'un simple "trop tardive" la demande d'un nouveau procès. Le Français a tenté de justifier sa démarche en se disant "extrêmement surpris" de ne pas avoir été condamné à mort: "Je vois maintenant qu'il est possible d'avoir un procès juste, même avec des jurés américains", a-t-il déclaré dans un document transmis lundi au tribunal par ses avocats. "Je ne savais rien et je ne faisais pas partie du complot pour détourner des avions" le 11 septembre 2001, a assuré le premier condamné aux Etats-Unis pour ces attentats. "Il y a matière à faire appel", a estimé Jonathan Turley, professeur de droit à l'université George Washington, en expliquant que Moussaoui pourrait notamment dénoncer le refus de la juge Brinkema de le laisser assurer sa propre défense. "C'était une erreur constitutionnelle très importante", a-t-il ajouté, en soulignant que Moussaoui a montré pendant le procès qu'il était capable de se maîtriser. Mais quels que soient les arguments de Moussaoui et de ses avocats, qui ne devraient pas être les mêmes qu'à Alexandria, la cour d'appel fédérale de Richmond, à 180 km au sud d'Alexandria, sera la moins réceptive du pays.

"C'est la cour que l'administration Bush préfère, ses juges sont extrêmement conservateurs. Statuer en faveur du gouvernement est pour eux une habitude", a expliqué M. Turley.
 
Par Fanny CARRIER - Publié dans : Dépêches
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Vendredi 12 mai 2006 5 12 /05 /Mai /2006 22:54
WASHINGTON (AFP) - Le Français d'Al-Qaïda Zacarias Moussaoui a fait appel vendredi de sa condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité dans les attentats du 11-Septembre, a-t-on appris auprès du tribunal fédéral d'Alexandria (Virginie, est).

L'appel, déposé devant la cour d'appel fédérale de Richmond (Virginie), porte également sur le rejet de la requête par laquelle le Français avait tenté lundi de revenir sur sa déclaration de culpabilité pour obtenir l'ouverture d'un nouveau procès.

La juge Leonie Brinkema, chargée de l'affaire au tribunal d'Alexandria, avait rejeté la demande en expliquant qu'elle était "trop tardive", le code de procédure pénale fédérale interdisant de retirer un "plaider-coupable" après le prononcé de la peine.

Le tortueux procès de Zacarias Moussaoui, à jamais derrière les barreaux, n'en finit pas de livrer ses secrets: un nouveau témoignage indique vendredi qu'un seul juré a fait pencher la balance contre la peine de mort.


Un jury de douze personnes a condamné le 3 mai le Français à la réclusion criminelle à perpétuité pour sa complicité dans les attentats du 11 septembre 2001. Un vote à l'unanimité était nécessaire pour le condamner à mort.

Depuis l'annonce du verdict, deux jurés ont livré leurs confidences au Washington Post. Vendredi, le journal a révélé que le vote d'un seul juré a empêché Zacarias Moussaoui, 37 ans, d'être condamné à la peine capitale. Les jurés, qui s'exprimaient à bulletin secret, ont voté à 11 contre 1, puis à 10 contre 2 et à nouveau à 10 contre 2, en faveur de la peine de mort sur les trois accusations de terrorisme pour lesquelles Moussaoui était passible de la peine capitale, a révélé au Post la présidente du jury, un professeur de mathématiques.

Selon ce témoignage, les délibérations, qui ont duré 41 heures, ont atteint un seuil critique le 26 avril, au troisième jour de discussions qui n'ont pas permis d'identifier le juré à l'origine de l'impasse. "C'était intense, mais il n'y a pas eu de hurlements. C'était comme si un nuage noir était suspendu sur la salle de délibérations et nous avons été plusieurs à réaliser qu'une seule personne opposait un veto à toutes nos convictions et nos conclusions.(...) Nous avons essayé de discuter du pour et du contre, mais je dois dire que la plupart des arguments entendus autour de la table étaient en faveur de la peine de mort", a-t-elle dit. La juge Leonie Brinkema a ordonné que l'identité des jurés demeure secrète pour des raisons de sécurité. La présidente du jury, qui était en faveur de la peine de mort, a été à l'initiative de l'entretien avec le Post qui a été mené sous couvert d'anonymat. "Je me sens frustrée, a-t-elle dit au journal, parce que j'ai l'impression que beaucoup d'entre nous ont été leurrés par l'anonymat de celui qui a voté +non+. Nous ne connaîtrons jamais ses motivations". La présidente du jury indique que le témoignage de Moussaoui selon lequel le Français membre d'Al-Qaïda a affirmé qu'il devait projeter un avion contre la Maison Blanche, avec Richard Reid, "l'homme à la chaussure piégée", dans son équipe, avait peu de crédibilité. Les arguments de la défense pour qui Moussaoui était un malade mental étaient également peu convaincants, selon elle, bien qu'elle ait jugé plusieurs de ses comportements "bizarres".

Néammoins, "la plupart d'entre nous avons trouvé Moussaoui intelligent, futé, habile et un grand manipulateur", ajoute le professeur. La semaine dernière, un autre juré avait confié au Washington que Moussaoui n'avait pas été condamné à mort pour sa complicité dans les attentats du 11-Septembre parce que, malgré ses affirmations, son rôle était "mineur". "Il ne faisait pas nécessairement partie des opérations du 11-Septembre", avait expliqué ce juré, l'un des trois à avoir ajouté une circonstance atténuante à la longue liste proposée par les avocats de la défense: Zacarias Moussaoui n'avait qu'une connaissance limitée du projet des pirates de l'air.

Lundi, Zacarias Moussaoui avait lui-même fait reparler de lui. Dans un revirement spectaculaire qu'il avait justifié par sa confiance retrouvée en la justice américaine, le Français avait réclamé l'ouverture d'un nouveau procès, requête immédiatement rejetée. Zacarias Moussaoui est la première personne condamnée aux Etats-Unis pour les attentats qui ont bouleversé l'Amérique. Il avait plaidé coupable en avril 2005 de complicité avec les auteurs des attaques qui ont fait près de 3.000 morts.

Le Français d'origine marocaine sera enterré vivant dans une prison de haute sécurité du Colorado (ouest), coupé du reste du monde.
 
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Elle joue double jeu...

- Hubert Védrine et Marylise Lebranchu se sont longtemps cachés derrière un refus de l'aide consulaire de Z. Moussaoui pour ne pas agir (lors de la demande, il n'était alors question que de visa expiré).

- Comme le gouvernement précédent, le suivant a accepté l'entraide judiciaire avec les Etats-Unis au mépris total des principes de la France sur la peine de mort. Procureurs américains et agents du FBI ont ainsi pu venir enquêter en France pour recueillir des témoignages à charge contre Moussaoui.

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